Aujourd’hui, près d’un tiers du contenu du bac ou du sac jaune est constitué des erreurs de tri, ce qui amoindrit fortement la performance de recyclage, engendre des surcoûts et peut même représenter un risque pour les agents de collecte et de tri, et pour les équipement de collecte.
Une erreur de tri est un déchet qui ne se trouve pas dans la bonne poubelle et qui n’ira donc pas dans la bonne filière de valorisation.
Nous constatons régulièrement que dans le bac/sac jaune, presque 1/3 des déchets sont des erreurs de tri : ordures ménagères, piles et batteries, textiles à usage unique, bouteille de protoxyde d’azote, objets autres que des emballages, (+ d’exemples ci-dessous)…
La confusion la plus courante est faite entre la matière et le type de déchet.
Le bac/sac jaune est réservé aux emballages et aux papiers uniquement : ce qui n’est pas un emballage ou un papier est à déposer dans les ordures ménagères ou dans un point de collecte dédié.
Lorsque ces déchets sont déposés par erreur dans le bac/sac jaune, ils arrivent au Centre de tri, où ils sont exclus mécaniquement ou manuellement par les opérateurs.
Cependant, les erreurs de tri peuvent :
- souiller les autres matières et les rendre impropres au recyclage,
- comporter des risques pour les équipes de collecte et les salariés du Centre de tri,
- détériorer les bennes de collecte et les installations. Pour les piles et accumulateurs au lithium, cela peut aller jusqu’à générer un départ de feu !
Tout cela occasionne non seulement des risques pour la sécurité des agents qui collecte et traite les déchets, et mais aussi peut détériorer l’installation jusqu’ à déclencher des départs de feu.
Dans tous les cas, cela représente des surcoûts, alors qu’il suffit de jeter le déchet dans la filière dédiée à ces déchets.
